Les caisses de culture
Ou comment cultiver des bonsaï sans se ruiner en pots
de toutes tailles, formes, couleurs...


L'amateur de bonsaï est régulièrement confronté à une opération toute simple mais essentielle : le rempotage. Seulement, trouver un pot qui s'accorde avec l'arbre est une tâche beaucoup plus difficile qu'il n'y parait. De plus, cette quête ( du Graal ? ) n'est possible que pour un arbre digne de présenter dans une exposition ( ou alors c'est comme donner de la confiture aux cochons ). Et souvent, quand la quête aboutit, le prix peut facilement effrayer le débutant. Donc, il ne faut pas s'alarmer, car la plupart des arbres n'ont besoin que d'un container de culture. Mais, même dans ce cas, le choix est vaste. Pour avoir essayé beaucoup de solutions différentes, je vous les présente en les critiquant pour que vous puissiez vous faire votre propre opinion.



La caisse en polystyrène


C'est la première chose qui m'est venue à l'esprit pour faire mes semis. Ensuite, je l'ai utilisé pour mettre des arbres ayant besoin d'espace.

On peut en trouver facilement et gratuitement en faisant les yeux doux à son ( sa ) poissonnier ( poissonnière ). C'est léger, peu profond et cela isole assez bien les racines des frimas hivernaux. Et puis, le matériel est suffisamment "mou" pour que les racines d'un arbre vigoureux le transpercent pour aller chercher pitance et liberté ailleurs. Donc, quand l'heure du rempotage sonne, il est souvent nécessaire de sacrifier la caisse pour extraire l'arbre.

Par contre, on ne peut pas dire que cela soit très joli. Et quand le soleil inonde les arbres, on ne voit qu'elle tellement elle "flashe".

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La caisse en bois


On passe maintenant au registre supérieur. La caisse en bois "made in perso" présente l'énorme avantage d'être fabriquée sur mesure, on peut donc adapter le contenant à l'objectif de culture du futur contenu.

En plus, on peut choisir des planches avec une couleur plus discrète que le blanc éclatant. Néanmoins, il faut la fabriquer. Cela peut donc poser des gros problèmes aux récalcitrants du trio scie / marteau / clous, ou à ceux ne disposant pas de suffisamment de place pour installer un établis de professionnels.

Le coût, bien que non nul au contraire du container précédent, n'est pas encore très élevé, de quelques euros à une dizaine...

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Les "paniers" pour plantes aquatiques


J'ai testé ce container en pensant aux passoires dont on voit l'utilisation pour la culture des pins dans les articles japonais. Et je dois dire que je n'ai pas vraiment constaté de pousses plus importantes que dans les autres caisses. En plus, elles sont assez profondes, ce qui oblige à mettre beaucoup de substrat pour rehausser l'arbre et éviter que les branches ne touchent les bords. Donc les racines ont une fâcheuse tendance à "plonger".

En plus, mon eau étant très calcaire, une croûte blanchâtre se dépose sur les parois et ce n'est franchement pas très joli.

Le coût est intéressant car on peut les acheter pour quelques euros seulement.

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Les micapots


Ces pots ressemblent à des pots à bonsaï, mais ils sont en "plastique" ( en fait, c'est un mélange de mica et de graphite pour être plus précis ). Ils sont plus léger, ne craignent pas le gel et possèdent des trous de drainage adéquat. Par contre, dès que l'on veut des pots de tailles conséquentes, les prix deviennent vite prohibitifs ( d'une dizaine d'euros à une centaine ). Et il n'y a pas de choix en ce qui concerne la couleur.

Et pour se les procurer, il faut avoir un professionnel du bonsaï à proximité, ou passer par la VPC.



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Les pots recyclés


Là, on passe dans le recyclage. D'anciens pots achetés avec des arbres peuvent être également utiles pour planter de jeunes plants, des graines... lorsque l'arbre d'origine a évolué ( ou mort ). Par contre, les pots sont pas toujours très beaux et ils sont souvent de tailles réduites.

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Les pots de fleurs


Les pots a fleurs ne peuvent pas vraiment constitués un container de culture car ils sont trop profond. Par contre, ils peuvent servir de roue de secours quand un rempotage devient urgent et qu'on a rien d'autre sous la main.

Le coût est assez raisonnable, surtout si on se contente de pot en plastique.

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Les pots de pépinières


Les pots en plastique contenant les plants de fleurs annuelles peuvent connaître une seconde vie. Ils peuvent servir comme les pots de fleurs en terre cuite, en solution de recours. Mais ils possèdent une utilité plus flagrante, enfin pour moi : ce sont des pots parfait pour réaliser des marcottes aériennes. On peut les sacrifier sans problème en les découpant, et s'ils sont noirs, la chaleur va aider les racines à apparaître.

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L'auge à maçon


J'ai découvert ce container il y a quelques années, mais je ne m'en étais encore jamais servi jusqu'à cette année.

Je me suis trouvé dans l'obligation de rempoter un gros Erable de Burger ( photo ci-dessous ) et je n'avais pas de container de taille suffisante. Et comme il y avait urgence, je me suis donc rabattu sur une auge à maçon que j'ai renforcé ( voir photos plus bas ).

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Le coût est raisonnable ( 4 ou 5 euros pour une auge de 25 litres, et moins pour les auges plus petites ). Ce container est peu profond et noir : c'est idéal pour façonner un beau nebari bien plat et la couleur permet aux racines de bénéficier des premiers rayons de soleil printaniers. A protéger tout de même des coups de chaud en plein été.

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Autre point important à vérifier : il faut privilégier les auges présentant une certaine rigidité. Et il ne faut pas hésiter à les renforcer si nécessaire ( voir les photos ci-dessous ). Il faudra également percer des trous pour faciliter l'évacuation de l'eau d'arrosage.

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